Mon premier projet d’écriture

GD est mon premier projet. La trilogie se termine et j’ai paradoxalement l’impression d’être à un commencement. C’est que, voilà: il ne s’est pas tant agi de développer, réaliser, planifier un projet précis, que de m’adapter à un besoin d’exprimer quelque chose. Au départ, il s’agissait d’une sorte de synthèse entre des idées de scènes de bataille issues de ma pratique de jeux de simulation (ou wargames), et un apprentissage concret d’une technique de combat au bâton. Du détail vers l’ensemble, contre toute logique.

Il m’a donc fallu d’une part inventer un support, autrement dit, un univers complet où les scènes de combat et de duel s’inscriraient avec cohérence. Et m’informer absolument sur tout: non seulement l’armure, mais ce qu’on porte en-dessous, ce que l’on mange… plutôt au moyen-âge. Ce qui me paraissait un peu limité étant donné mon goût pour l’originalité. Le personnage d’Elgar s’est imposé très vite: c’est un peu le stéréotype du baron mécène. Quant à Gaël, il est issu de certains épisodes de mon histoire familiale, et notamment, une arbalète et une épée perdues. Comme moi, il a grandi dans une auberge (mais plus longtemps) et pas loin du château (ou plutôt, en ce qui me concerne, de ses ruines).

Je ne saurais pas reconstituer comment les autres personnages et surtout, les intrigues sont apparues et dans quel ordre je les ai remaniées. Ce qui est sûr, c’est qu’à un moment j’ai eu une lectrice, et qu’elle m’a dit à peu près ceci: ton histoire, c’est un truc de mecs, il n’y a pas de sentiments, dommage. Comme elle m’en inspirait, des sentiments, j’ai donné à Elaine et Mauve l’importance qu’elles méritaient, et j’ai ajouté d’autres femmes – Illyrna, notamment, espionne qui vit plein de mésaventures et au final épousera le Roi. D’où toute une profusion de personnages (certains lecteurs adorent, d’autres s’y perdent) qui en valaient la peine, au moins pour moi. Je ne le referais sans doute plus, non que je le regrette mais j’ai simplement l’impression d’avoir commencé par le plus complexe. C’est tout moi.

Publicités